Ingénieur passé par la finance, aujourd'hui dans l'IA. Il décode l'impact de la tech sur le monde.
La guerre des puces
Qui tient le goulot d'étranglement des semi-conducteurs — Taïwan, Washington, Pékin — et pour combien de temps encore ? On déroule la thèse derrière le bruit.
Deux histoires circulent sur la guerre des puces.
La première : l'Amérique a mis la Chine à genoux en lui coupant l'accès aux puces de pointe. La seconde : la Chine a déjà rattrapé tout le monde et les contrôles américains ont fait un flop magistral.
Les deux sont fausses. À moitié vraies, surtout, ce qui est encore plus traître.
Parce que pendant qu'on se raconte ces deux contes de fées, il se joue une partie d'échecs à 4 000 Mds$ où chaque camp avance ses pions sur des plateaux différents. La bonne question, la seule qui compte : qui tient le goulot d'étranglement, et pour combien de temps encore ?
On déterre le vrai du faux. Sourcé, niveau par niveau. 12 minutes, et tu vois clair sur le sujet le plus stratégique de la décennie.
En 30 secondes
Les puces avancées sont le pétrole du 21e siècle, et leur production tient sur deux goulots minuscules : Taïwan (92 % des puces les plus fines) et le néerlandais ASML (seul fabricant des machines qui les gravent).
Les États-Unis ont coupé la Chine de ces deux verrous depuis 2022. Résultat : Pékin a accéléré à coups de centaines de milliards, mais reste une à deux générations derrière sur le haut de gamme. Le découplage est bien réel.
Personne n'a « gagné ». Les US ont la tech 🎯 : Silicon Valley, meilleures IA & investissements massifs. La Chine a les terres rares, une industrie énorme et un plan sur plusieurs décennies. Et l'Europe regarde en critiquant la qualité des joueurs.
Le plan du décryptage
- Le décor → c'est quoi une puce, et pourquoi 2 goulots tiennent le monde
- La mécanique → où en sont vraiment les US, la Chine, Taïwan
- Les forces → qui encaisse, qui contrebande, qui tient les matières premières
- Le vrai du faux → 4 narratifs passés au crible
- Ce que ça change pour toi → IA, prix, souveraineté européenne
- Les scénarios → 3 futurs et les signaux à surveiller
- Mon analyse → mon pari, assumé
Le décor
Le pétrole du 21e siècle tient sur une tête d'épingle
Une puce (semi-conducteur), c'est le cerveau de tout : ton téléphone, ta voiture, un missile, un data center qui fait tourner l'IA. Plus la gravure est fine, plus la puce est puissante et économe. On mesure cette finesse en nanomètres (nm) : un cheveu humain fait 80 000 nm de large, les puces de pointe descendent aujourd'hui sous les 3 nm. Autant dire de la dentelle atomique.
Pour graver aussi fin, il faut une machine que personne ne sait fabriquer sauf une entreprise au monde : le néerlandais ASML et ses machines de lithographie EUV (la « gravure à l'ultraviolet extrême »). Une seule usine, à Veldhoven. Une machine coûte ~235 M$, la nouvelle génération ~380 M$. ASML n'a jamais livré une seule de ces machines à la Chine.
Le chiffre qui plante le décor. 92 % de la capacité mondiale de puces les plus avancées (sous 10 nm) est à Taïwan, le reste (8 %) en Corée du Sud (données SIA/BCG). Attention au piège : Taïwan ne pèse qu'environ un cinquième de la capacité TOTALE de puces. C'est sur le HAUT DE GAMME que la quasi-exclusivité est vertigineuse.
Tu as donc deux verrous minuscules qui commandent tout l'édifice : Taïwan pour fabriquer, ASML pour graver. Celui qui contrôle ces deux points contrôle le robinet du « compute » (la puissance de calcul), devenue la matière première n°1 de l'intelligence artificielle. Voilà pourquoi une île de 23 millions d'habitants et une boîte néerlandaise se retrouvent en première ligne d'une guerre froide entre les deux plus grandes puissances du monde.
Octobre 2022 : le jour où l'Amérique a tiré le frein à main
Le coup d'envoi date du 7 octobre 2022. Ce jour-là, le BIS (le bureau du Commerce américain qui décide qui a le droit d'acheter quoi) interdit la vente à la Chine des puces de calcul avancées ET des machines pour les produire. La doctrine, résumée par le think tank CSIS : dégrader activement la capacité de la Chine à rattraper, un cran au-dessus de la simple course en tête. Un acte de guerre économique assumé.
Deux mois plus tôt, Washington avait dégainé la carotte : le CHIPS Act (9 août 2022), qui débloque 52,7 Mds$ de subventions pour rapatrier la fabrication de puces sur le sol américain (attention, on lit souvent « 280 Mds$ » : c'est le plafond autorisé sur 10 ans, R&D scientifique comprise ; l'enveloppe vraiment fléchée sur les puces est cinq fois plus petite).
Puis le tour de vis, cran par cran :
- Octobre 2023 : Washington ferme les portes dérobées que Nvidia avait ouvertes en vendant des puces volontairement bridées (les A800/H800).
- Décembre 2024 : premiers contrôles sur la mémoire HBM (critique pour entraîner l'IA) et 140 entités chinoises ajoutées à la liste noire.
- En parallèle : les Pays-Bas (ASML) et le Japon embarquent. Les Néerlandais bloquent même leurs machines de génération précédente (DUV) en septembre 2024.
Pourquoi ça compte. En clair : les US n'ont pas juste interdit la vente de puces. Ils ont verrouillé toute la chaîne (puces + machines + savoir-faire) et embarqué leurs alliés qui tiennent les maillons clés. C'est ça, « small yard, high fence » : un petit jardin stratégique, une clôture très haute.
La mécanique · le now
La saga Nvidia : du blocage à la dîme de 15 %
Le cas le plus parlant, c'est Nvidia, le géant des puces IA dirigé par Jensen Huang. En avril 2025, Washington interdit même sa puce bridée pour la Chine, la H20. Résultat dans les comptes : Nvidia annonce d'abord une charge « d'environ 5,5 Mds$ », puis en comptabilise 4,5 Mds$ (le genre de nuance qu'on te répète rarement correctement).
Et là, le moment surréaliste. En août 2025, pour récupérer leurs licences d'export, Nvidia et AMD acceptent de reverser 15 % de leurs ventes de puces IA en Chine au gouvernement américain. Trump voulait 20 %, Huang a négocié 15. Une dîme sur le commerce, du jamais-vu (et, à ce jour, jamais formalisée dans un règlement, Nvidia l'a reconnu lui-même).
Le retournement. En mai 2026, Jensen Huang admet que la part de marché de Nvidia en Chine est passée de ~95 % à « effectivement zéro », et qu'il a « largement concédé » le marché chinois à Huawei. Le bloqueur s'est fait bloquer.
Pendant ce temps, l'argent rentre quand même : Nvidia est devenue le premier groupe à 4 000 Mds$ de valeur en Bourse (juillet 2025), porté par la demande mondiale d'IA. La Chine, c'était ~13 % de son chiffre d'affaires. Douloureux, pas fatal.
Et le rapatriement promis ? TSMC, le champion taïwanais, a promis 165 Mds$ d'usines en Arizona (le plus gros investissement étranger de l'histoire des US). Intel, lui, a vu l'État américain entrer à 9,9 % de son capital (août 2025). Mais le calendrier patine : l'usine géante d'Intel dans l'Ohio est repoussée aux années 2030, et celle de Samsung au Texas a pris du retard, faute de clients.
Où en est vraiment la Chine ? (3 niveaux de lecture)
Niveau 1, la surface : Huawei sort des smartphones et des serveurs IA « made in China ». Le récit officiel claironne l'autonomie. Tout va bien.
Niveau 2, les rouages : on démonte les puces. SMIC, le « TSMC chinois », a réussi à graver en 7 nm sans machine EUV, ce qui est un vrai exploit technique. Mais son palier le plus récent, démonté en décembre 2025, reste un « N+3 » : entre le 7 et le 5 nm, et « nettement moins abouti » que le vrai 5 nm de TSMC et Samsung. Pas de 5 nm de masse sans EUV, personne n'a jamais fait ça.
Niveau 3, le système : graver, c'est une chose ; le faire en volume, à bon rendement, c'est l'autre. Le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, l'a admis lui-même en juin 2025 : « nous sommes encore une génération derrière » sur la performance d'une puce seule. Sur la mémoire HBM, le retard serait de « plus de cinq ans » selon un ex-dirigeant de SK Hynix. Et la machine EUV maison ? Un prototype à Shenzhen émet bien de la lumière EUV mais ne produit aucune puce. Objectif officiel 2028, réaliste plutôt 2030.
Ce qu'il faut retenir. La Chine n'est pas bloquée : elle avance, vite, à coups de centaines de milliards. Mais elle reste une à deux générations derrière sur le très haut de gamme, et coincée sur la machine EUV. Son arme, c'est l'astuce et l'échelle : empiler des puces moyennes pour compenser ce qu'elle ne sait pas encore graver fin.
Les forces · à qui profite le crime
Qui encaisse, qui contrebande, qui tient les mines
Suivons l'argent, c'est toujours le meilleur détecteur de bullshit.
Les grands gagnants financiers sont au milieu de la chaîne : Nvidia (4 000 Mds$), TSMC qui enchaîne les trimestres records (+58 % de bénéfice début 2026), et ASML, devenue à 668 Mds$ l'entreprise la plus chère de l'histoire européenne. La guerre des puces, pour eux, c'est surtout une ruée vers l'or de l'IA.
Le marché gris est florissant. Malgré les interdits, près d'1 Md$ de GPU Nvidia haut de gamme serait entré en Chine en trois mois (été 2025), via la Malaisie, la Thaïlande, Singapour. Un réseau passant par Super Micro a même fait l'objet d'inculpations pour ~2,5 Mds$ de puces en mai 2026. Quand la demande est là, le mur fuit toujours quelque part.
La carte que Pékin garde dans sa manche. La Chine raffine ~91 % des terres rares mondiales et ~98 % du gallium primaire (métaux indispensables aux puces et à l'armement, données IEA). En riposte, elle a interdit ces exports vers les US fin 2024, avant une trêve fragile fin 2025. Nuance honnête : ces 98 % concernent la production raffinée ; côté exportations mondiales, la Chine ne pesait que ~29 % en 2021. L'arme est réelle mais en partie symbolique.
Et l'État américain dans tout ça ? Il joue un jeu nouveau : il taxe (la dîme de 15 % sur Nvidia), il subventionne (CHIPS Act), et il entre carrément au capital (Intel). Le pays du libre marché qui pilote ses champions à la baguette. Délicieuse ironie pour qui a grandi avec le récit de la main invisible.
Le vrai du faux
4 narratifs passés au crible des faits
Narratif 1 : « Les contrôles US ont échoué, ils ont boosté la Chine ». Kif-kif. VRAI : SMIC a atteint le 7 nm et Pékin a lâché 47,5 Mds$ dans un nouveau fonds (mai 2024). FAUX : ce 7 nm était acquis AVANT que les contrôles alliés mordent vraiment (fin 2023), et le rendement reste faible. Comme dit l'analyste Gregory Allen (CSIS), « les plus gros impacts sont encore devant nous ». Le verdict honnête : effet boomerang concernant les puces moyennes mais retard réel des chinois sur le très haut de gamme.
Narratif 2 : « La Chine a 5 ans de retard ». Ça spécule. L'ITIF donne ~5 ans de retard sur la fabrication de masse et ~2 ans seulement sur le design. Certains parlent de 2 à 3 « générations » de retard. Le patron d'Intel donne 10 ans. Et un conseiller de la Maison-Blanche seulement 2 ans. Bref, tout le monde les voit dans le rétro.
Narratif 3 : « Taïwan, c'est 90 % des puces ». Imprécis, donc faux. TSMC pèse ~70 % du marché de la fonderie en valeur. Le « 90 % » désigne la part de Taïwan sur l'ultra haut-de-gamme (sous 10 nm). Pour être précis, c'est 92 %.
Narratif 4 : « La Chine domine déjà tout ». Faux. Elle domine les puces matures (environ la moitié de la capacité mondiale) et la chaîne des terres rares. Mais ses puces maison couvrent ~30 % de sa consommation en 2025, loin de l'objectif de 70 %. La Chine est d'ailleurs le premier importateur de puces du monde : 385 Mds$ en 2024, devant le pétrole.
Ce que ça change pour toi
IA, prix, et l'Europe qui récite ses ambitions
Pour l'IA (donc pour ton quotidien pro à venir) : tout ça explique pourquoi les modèles d'IA que tu utilises dépendent d'une poignée d'acteurs. Les géants du cloud ont engagé plus de 300 Mds$ en 2025 rien qu'en infrastructure. Le « compute » est rare, cher, et géopolitiquement piégé. Qui le contrôle contrôle le rythme du progrès. Le verrou commence à bouger : AMD a sorti 5 Mds$ pour s'offrir un client.
Pour ton portefeuille : deux dynamiques opposées. Les puces matures (où la Chine sur-investit) filent vers la surcapacité et la guerre des prix. Les puces de pointe restent rares et chères tant que la demande IA explose. Et le tarif de 25 % sur les puces importées (janvier 2026) finira, en partie, dans le prix de tes appareils.
Et l'Europe, dans ce match de titans ? Elle a son EU Chips Act : 43 Mds€, objectif 20 % du marché mondial en 2030. Sauf que la Cour des comptes a prévenu en février 2025 qu'on atteindra plutôt 11,7 %. C'est à peine plus de 50 % de l'objectif. La réponse de Bruxelles en juin 2026 ? Proposer un « Chips Act 2.0 ». On réécrit la loi que ses propres auditeurs jugent insuffisante, sans changer le logiciel. Que s'apelerio la souveraineté.
Pire : en France, le projet d'usine commune ST-GlobalFoundries à Crolles (7,5 Mds€) a été rapporté abandonné début 2025, et Intel a annulé son méga-projet allemand de Magdebourg (~30 Mds€). Le continent qui abrite ASML, le maillon le plus précieux de toute la chaîne, peine à construire ses propres usines.
Les scénarios · vers l'avant
Comment ça peut tourner
- Scénario A · le découplage propre (« two stacks »). Deux mondes technologiques étanches : une sphère US-centric sur le haut de gamme, une sphère chinoise auto-suffisante sur le reste. Probable à moyen terme. La Chine vise à virer les puces étrangères de ses télécoms d'ici 2027.
- Scénario B · le rattrapage chinois par le volume. Pékin ne perce pas l'EUV mais compense par l'échelle (assembler des milliers de puces moyennes, comme le fait déjà Huawei avec ses serveurs CloudMatrix). « Une génération derrière sur la puce, une génération devant sur l'assemblage. »
- Scénario C · le choc à Taïwan. Le cauchemar. Un modèle de Bloomberg Economics chiffre une crise majeure autour de Taïwan à ~10 600 Mds$ la première année (près de 10 % du PIB mondial). Le fameux « bouclier de silicium » de TSMC s'érode à mesure qu'il construit ailleurs (Arizona, Japon).
Les 5 signaux à surveiller.
- SMIC franchit-il un vrai 5 nm de masse sans EUV (le teardown TechInsights tranchera) ?
- Le prototype EUV chinois produit-il enfin des puces ?
- La dîme de 15 % Nvidia/AMD est-elle codifiée ?
- La trêve sur les terres rares tient-elle jusqu'à fin 2026 ?
- Les usines d'Arizona et du Texas sortent-elles de terre avec de vrais clients ?
Mon analyse
Personne ne gagne cette guerre. Et tant mieux.
L'IA crée le chaos et nous force à « bouger », nous adapter, innover. Le monde (presque) entier se tire la bourre et on raisonne en termes de « qui gagne ». Mais je pense que l'on a tous à y gagner. À condition bien sûr de jouer au jeu et de rester dans la partie.
Les États-Unis jouent au échecs. Ils veulent avancer vite, tout droit et dégommer le roi d'en face. Ils sont déjà à la pointe de la tech et s'ils « gagnent » sur le reste du monde, ils atteindront une forme de techno-impérialisme. Ils pourront brandir le drapeau des USA comme dans la scène finale d'un Marvel. C'est l'ADN des US par excellence.
La Chine joue au jeu de Go. Elle ne doit pas « vaincre » son ennemi. Elle veut dominer le territoire. Et elle n'est pas pressée. Elle a des bonnes puces, des terres rares, une industrie massive, une économie en croissance depuis 40 ans & une stratégie sur le temps long. Elle attire aussi les certains européens qui peuvent prétendre à un meilleur pouvoir d'achat en Chine qu'en France à profession égale.
L'Europe possède ASML, le maillon le plus irremplaçable de toute la planète, des cerveaux et des labos d'exception et... la côte d'Azur comme Center Parc pour les américains et les chinois. Elle arrive même pas à bâtir ses usines, ses startups tech se font la malle en Silicon Valley, ses entrepreneurs s'expatrient à Dubai/Bali et ses génies encore présents vivent cachés pour vivre heureux. Pour moi, elle a le diamant mais elle loue la bijouterie aux autres et laisse ses bijoux de famille prendre la poussière.
Et c'est frustrant, parce que c'est un choix, pas une fatalité. On a les ingé, les labos, le savoir-faire et le capital (si on arrête de construire des ronds points). Ce qui manque, c'est le courage de transformer un actif unique en puissance réelle. On a peur de la puissance. Donc on préfère débattre et juger l'usage que les autres en font. Quand tes propres auditeurs te disent que ton plan foire et que ta réponse est de réécrire le même plan, le souci est culturel avant d'être budgétaire.
À mon avis, on ne « gagnera » pas sur le software, ni les puces, ni le compute. Par contre, on a les cerveaux. Jouons le game pour lequel on est bons : sécurité/défense, cybersécurité, nucléaire, protection de la data, sens naturel des alliances stratégiques. Redevenons les champions de l'industrie de pointe. Si on est capable de faire des Rafales, faisons les équivalent dans les domaines où on est naturellement bons ! C'est là, dans l'usage intelligent, que la France et toi pouvez encore prendre une longueur d'avance. Le silicium, on ne le rattrapera pas demain. Le talent à l'exploiter, si.
(C'est mon avis. Le tien peut diverger, et c'est très bien. Continuons de débattre, mais agissons comme nos copains américains et chinois.)
Les sources clés (toutes en accès libre)
- BIS : contrôles à l'export du 7 oct. 2022 (l'acte fondateur).
- CRS (Congrès US) : CHIPS Act, 52,7 Mds$ pour les puces (rapport non partisan, 9 août 2022).
- SIA / BCG : Taïwan = 92 % du sub-10 nm (mai 2024).
- SEC / Nvidia : charge H20 réelle de 4,5 Mds$ (mai 2025).
- PBS / AP : la dîme de 15 % Nvidia/AMD (août 2025).
- eWeek : Nvidia concède la Chine à Huawei, propos de Jensen Huang (mai 2026).
- TechInsights : SMIC bloqué au N+3, pas un vrai 5 nm (déc. 2025).
- CSIS : autonomie chinoise ~30 % vs cible 70 % (mars 2026).
- ITIF : l'estimation des « ~5 ans de retard » (août 2024).
- Cour des comptes UE : l'Europe ratera sa cible de 20 % (févr. 2025).
- TSMC : 165 Mds$ d'usines en Arizona (mars 2025).
- Bloomberg Economics : le coût d'un choc à Taïwan, ~10 600 Mds$ (févr. 2026).
